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  le blog manu.ibarra

Alpinisme, escalade, cascade de glace, France, Écosse, Mt Blanc, Oisans, Écosse, Island, Canada.... Les aventures d'un guide de haute montagne.

10 LEÇONS D'ALPINISME SUR L'HERBE DU VERCORS!

Ce fut toute une histoire en 10 leçons et une ouverture!
Ce fut d’abord une longueur ouverte en…J’en ai même oublié la date, c’était avec Christophe Raillon.
Ce dont je me souviens c’est qu’il faisait froid et que frigorifiés nous avions abandonné, après une longueur pas très facile, un relais et 3 goujons posés.
Première leçon : Le froid est plus froid ici que là bas surtout si ce là bas est sous les tropiques!

L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.
L'approche, les skis sont les bienvenues  et vues sur la face.

L'approche, les skis sont les bienvenues et vues sur la face.

 

En 2010, voulant faire découvrir au fameux « Seb des Cimes » ; grand coureur de sommets et de… bon passons … les joies de l’escalade sur herbe, me revoilà !
Dans un brouillard à casser au piolet, nous avions commencé par la 
Grande Motte. Classique parmi les classiques, cette magnifique voie fut vite faite, bien faite !
Redescendant en logeant la paroi, souhaitant l’emmener dans quelque chose d’un peu plus dure, je cherchais donc le départ de Gare au Loup. Le brouillard nous permettait de découvrir que les 10/15 premiers mètres de rocher. Peu sûr de mes souvenirs, sans repère, je découvrais un spit à 3 mètres du sol, dans le secteur où je situais la voie recherchée. C’était donc là ? Erreur !
Seconde leçon : Quand la sénilité arrive : Surtout s’il fait froid reste au chaud, ou alors au froid des tropiques.

 

Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.
Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.

Quelques vues de la Traversée des Vieux (Photos 1,2,3) puis de RedCloud.

La première longueur équipée de 3 spits me sembla bien difficile, je mis cela sur le compte de ma méforme habituelle ou pire de ma sénilité pourtant pas encore totalement établie. Certain de moi, je m’entêtais dans la L2, bien que je ne rencontrais aucune protection en place. Mettant l’absence d’équipement sur ou plutôt sous le dos du givre épais qui ce jour là couvrait tout de ses plumes blanches. Je persévérais.
Troisième erreur : Le givre cache tout même la bêtise !

 

Gare au Loup puis sortie de Sitting Bull
Gare au Loup puis sortie de Sitting Bull
Gare au Loup puis sortie de Sitting Bull
Gare au Loup puis sortie de Sitting Bull

Gare au Loup puis sortie de Sitting Bull

La L2 moins soutenue se laissa finalement assez facilement gravir. Une malicieuse traversée à gauche sur une dalle aux belles mottes d’herbe givrées m’extirpa d’une fissure qui se redressait.
Point de relais en place! Damnation et sabre long !
Je dus poser un relais en comptant mon matériel : 1, 2, 3 friends et quelques sangles, rien de moins ni de plus. Damnation et rataillons !
Je coinçais le plus gros de mes amis et lui donna comme compagnes deux pierres martelées au piolet, ceinturées de sangles.  Et un camarade et deux sangles en moins !
Quatrième erreur : Quand tu n’as pas de matos, vas faire du bloc ou mieux du bock surtout sous le froid des tropiques!

Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.
Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.
Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.
Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.
Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.

Forêt sommitale, secteur du bas de face et de 3/4, puis dans l'ombre du secteur du haut et secteur du haut.

La L3 commençait fort, par un surplomb où je posais un coinceur seulement à moitié rassurant. Le rétablissement qui suivi,  particulièrement engagé me déposa sur une banquette ni plate ni confortable, le dièdre continuait au-dessus raide et méchant. Je posais un coinceur très mauvais mais à défaut de grive il faut bien se contenter de merle ! C’est d’ailleurs à peu près le poids que devait pouvoir supporter cet ancrage.
A droite une traversée exposée sur quelques mottes me semblait ouvrir sur des horizons moins verticaux. Léger, léger, je posais un pied en écart, une frappe délicate dans une mince motte, une traction en apnée et quelques mètres plus haut je trouvais une fissure parfaitement conçue pour le seul et unique friends qui ornait mon harnais. Ouf ! Je me sentis plus léger, presque du poids du merle déjà cité.
Cinquième leçon : la gravité varie au carré de la distance qui sépare le grimpeur du dernier point !

Christophe Raillon dans la dernière longueur de Cochise
Christophe Raillon dans la dernière longueur de Cochise
Christophe Raillon dans la dernière longueur de Cochise
Christophe Raillon dans la dernière longueur de Cochise

Christophe Raillon dans la dernière longueur de Cochise

Je devinais dans les brunes opaques une légère masse claire qui m’indiquait le ciel et la fin de la paroi.
Une quinzaine de mètres  plus tard et presque le double de minutes j’arrivais sur le plateau sommitale, extenué de fatigue et de concentration. Totalement accaparé par ma progression, j’en avais oublié mes doigts qui me rappelèrent leurs existences par une onglée douloureuse dont je gardais des fourmillements pendant le trimestre qui suivi.
Sixième leçon : Contrairement à la gravité, la conscience du schéma corporelle du grimpeur varie de façon inversement proportionnelle au carrée de la fameuse distance qui le sépare du dernier point.

Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.
Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.

Dans le bas de la Grande Motte. L1, L2 et L3 ( photos 1,2,3,4,5) et longueur de sortie ( L4) lors de l'ouverture.

Je baptisais cet itinéraire Sitting Bull, d’une part par hommage à ce grand «résistant», une des spécialités vertacomicorien avec l’escalade sur herbe gelée. Mais aussi car si il existe une escalade où il vaut mieux ni rester assis ni grimper comme un taureau, c’est bien cela !
Septième leçon : Après c’est toujours facile de faire le mariol surtout une bière à la main sous les tropiques !

Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.
Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.
Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.
Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.
Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.
Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.

Dans Sitting Bull ( Photos 1,2,3) ; L1 de Quannah. Liaison entre le sommet du secteur du bas et le secteur du haut.

Quelques semaines plus tard je revins donc avec des amis. Pendant qu’une cordée gravissait La Grande Motte, je m’attaquais à la première longueur de Sitting Bull, cette fois chargé de nombreux coinceurs et d’un perforateur dont je pensais utiliser quelques ampères pour poser 3 à 4 points dans les fameuse L2 et L3.
Que nenni ? Arrivé au pas dur de la L1, lourdement chargé, je tirais trop haut sur un piolet ancré trop bas dans une motte d’herbe. J’eu la grossière surprise de tomber… lourdement !
La leçon fut tirée par Newton et je vous en dispenserai donc, mais j’en tirais une autre pensée.
Huitième leçon : L’ancrage dans la touffe réclame des précautions de ouf !

Dans le haut de Blanc Crème avec vue sur le secteur du bas de profil où se développent les voies les plus raides.
Dans le haut de Blanc Crème avec vue sur le secteur du bas de profil où se développent les voies les plus raides.
Dans le haut de Blanc Crème avec vue sur le secteur du bas de profil où se développent les voies les plus raides.

Dans le haut de Blanc Crème avec vue sur le secteur du bas de profil où se développent les voies les plus raides.

Comme toute chute soumit à la loi universelle de la gravitation, celle ci s’arrêta… brutalement.
Un crampon mordit le rocher et suivant la troisième loi de Newton, la cheville plia, sans rompre mais plia tant que le péroné se déplaça, certes pas à vitesse des ondes gravitationnelles mais il se déplaça. Ah ya ya !
Croyez-moi, ça pourrait être une leçon, car un péroné qui se déplace ce n’est pas de la tarte !
Donc pour 2010 la voie en resta là !
2011 fut consacré au péroné déplacé qui lui aussi voulait en rester là, refusant de  regagner sa place.
Neuvième leçon : Il faut toujours savoir attendre surtout  sous les tropiques !

Les photos( pas très bonne) de l'ouverture des longueurs dures de Géronimo.
Les photos( pas très bonne) de l'ouverture des longueurs dures de Géronimo.
Les photos( pas très bonne) de l'ouverture des longueurs dures de Géronimo.
Les photos( pas très bonne) de l'ouverture des longueurs dures de Géronimo.

Les photos( pas très bonne) de l'ouverture des longueurs dures de Géronimo.

2012, le péroné à sa place nous voilà reparti dans cette même voie avec Jonathan Grison et Christophe.
Prudent, je laissais la L1 à Jonathan jeune et fougueux, demandant à Christophe de rajouter un point anti escapade à péroné au fameux passage newtonien.
Je me chargeais de la L2, fixant deux points, un troisième étant posé par Christophe en second.
Christophe se chargea de la L3 avec 4 points.
Dixième leçon : Tropiques ou pas, il faut savoir déléguer !



 

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Christophe Desmaris 28/12/2020 07:42

Salut Manu. Le théorème de la 5e leçon est d'anthologie. C'était donc ça!
Pour continuer à grimper en liberté dans la nature, il va falloir lutter. Non plus avec quelques instances sportives fédérales mais contre la déferlante totalitaire que nous subissons depuis le 16 mars, déguisée en crise sanitaire. Pour commencer, voici deux sites pour réinformer tes lecteurs: Réinfocovid.fr, autour de l'anesthésiste Louis Fouché (un site, une chaîne Youtube et une chaîne de secours Odysee). Et Réaction19.fr, autour de l'avocat Carlo Alberto Brusa. Voici une vidéo d'Astrid Stuckelberger, en guise d'exemple:https://www.youtube.com/watch?v=PPdtFBRM2Uc
Bon courage à tous pour les prochaines semaines et évitez les injections de matériel génétique aux effets inconnus. Il va falloir aller rechercher nos libertés avec les dents et les hommes d'action seront précieux. L'heure est grave et c'est bien sûr le moment d'activer vos réseaux, familiaux, professionnels et communautaires.
Je crois qu'il n'y avait pas de hors-sujet pour un tel commentaire sur un site consacré à l'alpinisme, car sans libertés, pas d'alpinisme.