Souffler les bougies

Publié le par manu ibarra

Clo et sa maman, Denise.

 

Clo voulait faire un cadeau pour l’anniversaire de sa maman Denise:

Une belle course en montagne !

Malheureusement ce week-end de mi-mai ne nous laisse que peu de choix. Il y a encore beaucoup de neige en montagne, rendant tout déplacement difficile et pour  couronner le tout la météo est mauvaise pour le samedi avec des chutes de neige annoncées de 30 cm. Seul espoir une petite fenêtre météo le dimanche matin.

Le choix est limité, et je me rabats prudemment pour une arête des Cosmiques.

Si la course n’est pas neuve pour moi, elle est une grande inconnue pour Clo et  Denise qui n’ont jamais fait d’alpinisme et qui n’ont même jamais chaussé de crampons à glace.

Il n’y a pas d’age pour commencer et ce n’est pas les 70 ans de Denise qui seront une barrière !

Nous voilà au départ du téléphérique de l’Aiguille du Midi, peu d’alpinistes hormis deux amis guides qui ont fait le même choix que moi ; mais un car de touristes japonais.


Beaucoup de neige fraîche sur l'arête!


Le téléphérique n’est pas ouvert, les 30 cm de neige fraîche en retarde

l’ouverture ; et c’est à 9 heures et demi que la gare ouvre ses portes.

Dans la queue d’embarquement Denise fait sensation parmi les Japonais, avec son harnachement d’alpiniste et elle est assailli de questions en anglais auxquelles elle essaye de faire face.

Nous voici en haut à plus de 3800 m le souffle est un peu court et le cœur bas la chamade. Nous nous équipons et nous nous encordons pour descendre l’arête Est neigeuse. Entre les nuages, nous apercevons des bouts du paysage hivernaux. Quelques skieurs glissent dans les 30 cm de neige fraîchement tombée. Mes confrères m’ont précédé et m’ont fait une bonne trace. Merci !

Droit devant le refuge des Cosmiques, à droite  le départ de notre course.
 

 

Nous marchons en direction du refuge des Cosmiques et passons au pied de la face sud de l’Aiguille du Midi. Sur l’arête l’enneigement est hivernal, Clo et Denise se comportent comme des alpinistes chevronnées et nous enchaînons rapidement les difficultés.
Une cordée devant nous.
Une autre nous abandonne pour descendre une goulotte en rappel.


















C'est pas beau dans le mauvais temps!

Nous voilà au petit rappel, puis c’est au tour du petit mur de rocher
compact, une à une, les difficultés tombent et si la neige se mêle à la partie, elle ne freine en rien notre allure. Et ce n’est que 4 heures après nous être encordés que nous défaisons nos nœuds : pas mal pour une si veille cordée (Notre cordée totalise 150 ans!) aux deux tiers débutante.





Même si c'est une course facile cela reste technique!
 

Sur la terrasse Denise jouent encore les vedettes d’abord au milieu de pyrénéens à l’accent chantant puis parmi des new-yorkaises dignes d’une série américaine. Télescopage typique du massif du Mont Blanc qui aurait enchanté l’auteur de nouga-york !

Bon anniversaire Denise !


Arrivée à la terrasse du téléphérique sous la neige.


Je prends rendez-vous pour les 10 prochains anniversaires : après je serais trop vieux !

 

Publié dans Haute Montagne.

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