Un petit tour à l'Eiger.

Publié le par manu ibarra

  

Vue sur la face nord de l'Eiger.

  

En ce mois de novembre 2005, nous avions envie avec Jérôme  de faire une course en montagne style goulotte dans la combe Maudite pour se remettre en jambe après plusieurs mois d'inactivités ainsi que pour faire des « globules » en vue de projet de plus grande ampleur.

Un soir que je grimpais sans conviction à la salle d'escalade de Houches, je rencontre Philipe Collet (guide)  et le questionne sur les courses du massif en condition.

 

Jean-Sé et Philippe au bivouac du sommet.

 

C'est alors qu'il me proposa que notre cordée se joigne à la leur ( Collet et Jean-Sébastien Knoeser , guide et prof à l'ENSA) Pour faire la face Nord de l'Eiger par la voie historique. Le projet me semblait un peu gros à avaler pour nos ventres un peu gras. Philipe ne manquait bien sûr pas d'argument : la face est longue mais en deux jours ça équivaux à deux courses d'une hauteur plus classique. Certes c'est mètre après mètre, que les faces  même les plus grandioses se gravissent ! Et puis me dit-il: pas de problème d'acclimatation le sommet dépasse à peine les 4000 mètres. Après quelques réflexions et une petite discussion avec Jérôme. Nous voilà parti.

Que dire de cette course si ce n'est qu'il n'y a pas grand chose à raconter ! Ce qui est pour moi la meilleur des choses à en dire. Une bonne course est une course ou tout est simple, c'est une course sans histoire.....

  

Repérage, la veille, à l'attaque.

  

Premier jour départ avant le jour, remonté du socle corde tendu, conditions hivernales, deux longueurs assuré pour passer la « Fissure Difficile » et la traversé « Hinterstoisser ». Une cordée de jeunes suisses arrivés avant nous par le « Trou du Voleur » (c'est un trou qui donne sur le tunnel ferroviaire qui passe dans l'Eiger et qui permet ainsi d'éviter le socle) nous fait perdre une bonne heure pour finalement abandonner au départ de la traversé.

  

Jérome dans la "Fissure Difficile".

  

 

Fin de la Traversée Hinterstoisser.

 

 

La suite jusqu'au « Fer à Repasser » est négocier en 4 immenses longueurs à corde tendue. Les corps morts que j'amène toujours dans les courses glaciaires et mixtes sont d'une efficacité redoutable.

  

Jérome arrive au Bivouac de la Mort.

  

Arrivé au "Bivouac de la Mort" nous hésitons longuement, nous avons du temps pour monter mais nous savons qu'il n'y a pas de bivouac confortable pour 4 personnes plus haut. Nous décidons d'en rester là, est nous restons donc là ! Le bivouac est confortable surtout pour Jérôme et moi qui avons fait le choix d'un vrai duvet ; un peu moins pour nos compagnons qui ont juste un mince sursac pour toute couverture. Le lendemain, nous gravissons les passages de la « Rampe » de la fabuleuse « Traversée des Dieux », de « l'Araignée » puis des « Fissures de Sortie » que nous trouvons un poil sèches.

  

"La Traversée des Dieux". Superbe!

  

Notre bivouac un peu bas et le temps perdu à négocier les partie rocheuses finales, nous contraignent à un second bivouac au sommet.

 

 

  

Jérome au bivouac du sommet.

 

Le Troisième jour nous descendons par la face Ouest.

 

 

 

Départ du sommet pour la descente.

 

Conclusion : En alpinisme, un bon compagnon avec qui ont s'entend bien et qui grimpe dans le même esprit que vous, associé à une bonne expérience et des choix judicieux sont plus efficaces qu'un entraînement effréné.

 

 

Cette grande course ou une autre  (Intégrale de Peuterey, Walker.) vous fait rêver : Avec Jérôme nous avons mis une technique qui assure rapidité et sécurité maximales : deux clients/ deux guides. Contactez nous !

 

 

Publié dans Haute Montagne.

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Cédric 24/06/2009 20:11

Bravo pour ces magnigiques photos !Quelle aventure cet Eiger!Etes vous retourné avec des clients?Meilleures salutations Cédric