le blog manu.ibarra
Le rocher des Heures et à
droite la Grande Cheneau.
Notre bien aimé Breloch, avait parcouru ce couloir et nous avait signalé deux passages nécessitant l’usage des pointes avants des crampons.
Fort des ces infos me voilà parti avec Christophe, compagnon d’aventure de toujours.
Christophe aux cartes.
Bas de la Grande Cheneau Merci,les raquettes Lévitation de -C+.
C'est pas fait pour ça, les
raquettes? Ah, bon!
Qui a dit qu'il n'y avait
pas d'avalanche en Vercors?
Le premier verrou.
Un court verrou à 80° nous donne accès à la suite du couloir qui tourne sur la gauche. Là un étroit passage à 75° d’une dizaine de mètres nous permet de continuer notre cheminement. C’est par des pentes d’une bonne trentaine de degré que nous rejoignons le plateau sommital.
Le vent y est si fort que nous reprenons immédiatement le même chemin pour descendre.
A gauche les pentes qui
permettent d'éviter le second verrou ( petit goulet à droite)
Dans les pentes
sommitales.
Vue sur les 3 Becs
C’est là que je me rends compte de la raideur de la pente. Le ressaut raide le plus long peut s’éviter par la gauche et le second beaucoup plus court doit être négociable par un excellent skieur, ce qui n’est pas mon cas.
Alors Fred?
Rebelote pour moi, mais j’ai un atout dans mon jeu. Le 4X4 de Fred, nous fait gagner 300 m sur le dénivelé total. Les raquettes ne sont pas nécessaires car le soleil à fait fondre la neige dans ce versant sud. Nous rejoignons le couloir, la neige n’y est plus dure et lisse comme lors de mon premier passage mais changeante ; Parfois dure, parfois croûtée….
Nous voilà au sommet avec vue sur le Grand Veymont sous un soleil radieux. Petite collation et je m’empresse de descendre pour précéder Fred, caméra en bandouilère.
Pas raide? Trop peu pour
moi!
Fred malgré la neige changeante et piégeuse enchaîne les virages tranquillement. Moi, j’essaye de le précéder, l’exposition de ce couloir est réelle. Toute chute peut avoir des conséquences graves. Car avec ses deux ressauts raides et ses virages bordés de barres rocheuses, la chute y est interdite.
C’est par un dérapage suivi d’un saut que Fred passe le verrou du bas par son coté droit.
Nous voilà en bas.
Je demande : - « Alors Fred cette descente ? »
Fred : - « Exotique !»
Moi : -« Exotique, exotique, tu as dit exotique ? Comme c’est exotique ! »
Magnifique polypore. Vue sans hallucination.
PS : le film va suivre, patience ! Voir le topo.