Texte Libre

 

 

Comme vous avez dû le remarquer, je suis moins présent sur ce blog. Une grande partie de mon temps et de mon énergie est accaparée par la finalisation avec Jérôme Blanc-Gras d’un ouvrage sur l’escalade sur glace.

 

Ce livre technique cumule nos expériences et amène en 4 chapitres à une proposition de méthode d’analyse des risques (3X3) pour la première fois dans l’histoire de l’escalade sur glace mais c’est aussi un livre de belles photographies et de témoignages de grimpeurs internationaux.

 

264 pages édités avec la marque BlUE ICE,  disponibilité prévue fin 2011.


  Couverture copie

La couverture

Le sommaire & quelques pages

 

 


     

 


Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 10:24

La glace dite "fossile " de la glacière du Parmelan

Que faire quand il pleut à Chamonix et que des clients belges veulent gravir le Mt Blanc ?

Non ce n’est pas une blague belge….. D’ailleurs tous ceux qui me connaissent bien savent que je ne permettrais pas !

Grimper sur le mur de la salle d’escalade des Houches !

Peu dépaysant pour nos amis des Flandres royaume (si, si, il existe un belge roi) des SAE.

Descente dans la gueule du monstre!

Nous avons mieux à proposer : la glacière du Parmelan.

Dans ce massif calcaire, cette  glacière est un puits qui ouvre sa gueule de plus de 50 m de diamètre vers le ciel. Elle recueille ainsi les de grandes quantités de neige qui s’entassent au fond de sa gorge et qui par compactage se transforme en glace suivant un processus similaire à la formation des glaciers.

La gorge du monstre où la neige s'accumule.

Des centaines voire des milliers d’années ont permis à ce processus d’accumuler des quantités de glace importante. Combien ? Pour sûre plusieurs dizaines de mètres !

Préparation avant la descente dans le boyau.

Une petite cavité accessible par un boyau donne une ouverture sur une face latérale du puits qui découvre ainsi une vingtaine de mètres de cette glace dite « fossile ».

La masse de glace est telle que la température reste négative dans cette petite salle et ainsi de la glace issue de coulée d’eau s’y forme.

Le mur en glace d'eau.

Derrière le grimpeur le mur deversant en glace de neige.

Nous pouvons grimper sur différents murs en glace d’eau d’une hauteur d’une dizaine de mètres et d’une inclinaison de dépassant pas la vertical mais aussi grimper sur cette glace de neige sur une hauteur de 20 m et sur une pente dépassant la verticale.

Entre glace d'eau et glace de neige.

Certain lèvent les bras au ciel en criant au saccage d’une « glace fossile ». Il faut savoir que jusqu’en 1919 cette glacière fut exploite pour alimenter en bloc de glace a ville d’Annecy proche. Le fait que cette glacière aie survécu à cette exploitation laisse supposer ces capacités de régénération, surtout que l’escalade sur la partie en « glace fossile » se limite à une succession de crochetage peu traumatisante pour le support.

 

Par manu ibarra - Publié dans : Glace & Mixte.
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