Escalade à Saou et piège à rappel!

Publié le par manu ibarra

Le printemps arrive, le soleil devient de plus en plus généreux………. Et la glace disparaît !

Saou (prononcer Sou) c'est où? Là, au pied des 3Becs enneigés!


Il va falloir se résoudre à troquer les piolets contre les chaussons.

Une petite remise en forme s’impose donc !

Au programme, quelques grandes voies pour le foncier et un peu de couennes pour la continuité.

L'aiguille de la Tour et les deux voies.


L’aiguille de la Tour (à Saou) offre une dizaine de grandes voies ( à partir de 5 longueurs) à 10 minutes de la voiture. Certes, certaines longueurs sont d’une qualité très moyenne mais d’autres offrent un rocher tout à fait exceptionnel, un calcaire travaillé et criblé de rognons de silex.

C’est un excellent terrain de jeu pour remettre en place les automatismes d’enchaînement des longueurs.

Objectif du jour : gravir deux voies !

N°1 la nouvelle voie (Fleur de Lotus) , N°2 Nomades Land.


A 10h 30, nous commençons par Nomade Land, une classique et une valeur sûr du secteur. La première longueur en 6a+, vous prend un peu à froid, pas facile …… Le reste s’enchaîne sans problème, y compris la longueur clé en 6a+ à l’engagement certain, signature de l’ouvreur Denis Benoit qui affectionne les longueurs en dalles, de toute évidence.


 

Christophe dans la L1.

Départ de la L2.

 

Christophe dans la fin de la L2.

 

Départ de la longueur clé, la L4.

Même passage vu du haut.

Départ de la L5.

Arrivé à R6.

Le dièdre de la L7, vu du bas et.....

.......du haut!


Nous croisons la nouvelle voie ouverte récemment, qui nous semble bien peu homogène. Il faudra la répéter pour se faire un avis. Sommet à 12h15.

Une vue sur la montagne de Couspeau enneigée.

Les rappels.


Descente en rappel. Ces rappels sont délicats, raides, aériens, encombrés de genévrier et d’écaille rocheuse qui attrapent les cordes.

L'un des rappels piège à noeud!


Un autre piège existe moins classique et plus surprenant. Les chaînes métalliques qui réunissent les deux points de ces relais pendent quelque fois plus bas que le maillon de passage de la corde. Attention si vous faite l’erreur de tirer sur la mauvaise corde, le nœud remonte en buté contre le maillon, soulève la chaîne et reste prisonnier entre rocher et chaîne. (Expérience vécue).

Le piège est refermé!


Alors vous serez obligé de remonter sur vos cordes de rappel en vous demandant quel est le problème. Heureusement que lorsque cette mésaventure m’est arrivée, j’avais sur moi mon Magic Ring de chez minusestplus. Ce fabuleux petit système fonctionne aussi bien qu’un Ropman mais aussi sur corde double. Je l’ai donc fixé sur mon ponté de baudrier, posé le nœud sur les deux cordes de rappel. Ainsi , certain de la solidité de mes cordes j’ai escaladé jusqu’au relais, sans avoir à remonter mon système autobloquant qui me suivait docilement. Pas mal pour 15 grammes !

Le tracé de la voie "La Soupe aux Cailloux"


Revenons à notre escalade. Après une pose casse croûte, il est 14h 15 et temps de partir dans « la Soupe aux Cailloux ». Ni Christophe ni moi n’avons jamais gravi cette voie.

L'attaque de La Soupe aux Cailloux.


Arrivée à R2.



Première longueur en 5c sur un rocher gris plein de reliefs. L2, dans un dièdre rouge et raide en 5b. La L3 grimpe la dalle gauche d’un grand dièdre, après un départ en 6a, la fin est dans le 5C. La L4 est la plus belle !



La L4, passez au niveau des gros trous... plus facile!

La fin de la L4.


Elle commence par une traversée raide sur la droite qu’il vaut mieux passer au plus haut que plus bas, puis elle remonte des dalles grises et raides pour finir par quelques mouvements de Dülfer du plus pur académisme.

La dernière longueur en 6c qui vaut 6b.


Ne parlons pas de la prochaine longueur, qui entre végétation, rochers branlants et difficultés modestes est plus proche de la randonnée délicate que de l’escalade. La dernière longueur cotée 6c sur le topo est une magnifique dalle à silex en 6b. 16h30 sommet !Descente en 4 rappels.

 

Du sommet, la vue sur le massif central sous la neige......

 

 

......et sur le Petit et  le Grand Pommerolle.


Fini pour aujourd’hui….. Mais un gros travail de remise à niveau s’impose !

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vergnault 10/04/2009 09:33

bonjour,petite question technique en voyant vos belle image...quand vous grimper avec un rappel pourquoi à certain moment vous clipper les 2 brins dans la degaine et d'autre fois 1 seul brin à la fois par dégaine?merci de votre réponsefred responsable mjc chateauvert

manu ibarra 14/04/2009 22:47



C’est là tout l’intérêt de grimper avec une corde à double. (attention ce n’est pas le possible avec des cordes jumelées)


1-Minimiser les frottements de la corde . En ayant la possibilité de choisir deux « lignes «  de corde. Par exemple : une corde qui soit mousquetonner que sur les points de gauche,
l’autre corde qui est mousquetonner que sur les points de droite.


2-minimiser les forces de chocs sur les points. En minimisant les frottements d’une part et en baissant la force par le mousquetonnage d’un seul brin. Par exemple en escalade sur coinceurs,
pitons de faible résistance en escalade artificielle, broches à glace en cascade de glace…)


Et parfois quand ni l’un ni l’autre n’est recherché, je mousquetonne les deux brins.


Un peu abstrait par écrit !


Bonne grimpe


manu